Qu’est-ce qu’un générique ?
Le générique est la séquence d’un film, d’une série ou d’une émission qui présente son titre et les noms des personnes qui l’ont fabriqué : comédiens, réalisateur, scénariste, techniciens, producteurs. Il se place en ouverture, en fin, ou aux deux. Par extension, il désigne la musique qui accompagne cette séquence : le « générique » d’une série.
Les mentions du générique répondent souvent à des obligations contractuelles : elles reconnaissent le travail de chacun et citent les ayants droit (musiques, œuvre adaptée). À ne pas confondre avec l’adjectif : une « image générique » ou une « photo générique » est une illustration neutre, qui ne se rapporte à aucun sujet précis.
Générique de début et générique de fin
Le générique de début est court. Il annonce le titre et les noms principaux (vedettes, réalisateur, chefs de poste) et installe l’ambiance avant la première scène. Certains films le placent après une séquence d’ouverture, d’autres le réduisent au seul titre.
Le générique de fin est complet : il liste toute l’équipe, les prestataires, les lieux de tournage, les musiques et leurs ayants droit. Il prend souvent la forme d’un texte qui défile de bas en haut. Des scènes peuvent s’y glisser, au milieu ou après le défilement, pour surprendre ou annoncer une suite : c’est devenu une habitude des films de super-héros.
Comment se fabrique un générique ?
Le générique se conçoit en postproduction, entre le réalisateur, un graphiste spécialisé en animation (motion designer) et le monteur. Typographie, rythme d’apparition des noms, lisibilité, musique, images de fond : tout doit annoncer le ton de l’œuvre. Un générique réussi installe l’immersion avant même la première réplique.
À la télévision, le générique appartient à l’habillage de l’émission, avec les jingles, les virgules et les synthés, ces bandeaux qui affichent le nom des intervenants. Il revient à chaque numéro et fait reconnaître le programme dès les premières notes. Sur ce sujet : l’habillage graphique d’un webcast.
Quels sont les génériques les plus célèbres ?
Certains génériques sont devenus des œuvres à part entière :
- L’Homme au bras d’or (Otto Preminger, 1955) : Saul Bass découpe des barres blanches sur fond noir, qui finissent par former un bras, symbole de la dépendance du héros ;
- Sueurs froides (Alfred Hitchcock, 1958) : de nouveau Saul Bass, avec des spirales hypnotiques qui surgissent d’un œil et traduisent le vertige au cœur du scénario ;
- James Bond 007 contre Dr No (Terence Young, 1962) : Maurice Binder y crée la vue à travers le canon d’un pistolet, devenue la signature de la saga ;
- Goldfinger (Guy Hamilton, 1964) : Robert Brownjohn projette les images du film sur le corps doré d’une femme ;
- Arrête-moi si tu peux (Steven Spielberg, 2002) : une animation de Kuntzel + Deygas, dans le style graphique des années 1960, qui résume la course-poursuite du film ;
- Lord of War (Andrew Niccol, 2005) : la vie d’une balle, de l’usine où elle est fabriquée jusqu’à sa cible.