S’ouvre dans un nouvel onglet

L’arrêt sur image au cinéma, à la télévision et en direct

Qu’est-ce qu’un arrêt sur image ?

L’arrêt sur image est un procédé qui consiste à figer l’action à l’écran en répétant une seule et même image pendant plusieurs secondes. Le mouvement s’interrompt, le son peut continuer. Au cinéma, il sert à clore un film, à présenter un personnage ou à souligner un instant ; en vidéo et en direct, à isoler un détail pour le commenter.

Comment dit-on arrêt sur image en anglais ? Quels synonymes ?

En anglais, on parle de freeze frame, souvent abrégé en freeze dans les régies. En français, on rencontre aussi « image figée », « plan figé » ou « gel de l’image ». Sur un lecteur vidéo, la mise en pause donne le même résultat à l’œil, mais ce n’est pas un effet de mise en scène : c’est le spectateur qui interrompt le défilement.

Au pluriel, Arrêt sur images est aussi le titre d’une émission de critique des médias présentée par Daniel Schneidermann sur La Cinquième puis France 5, de 1995 à 2007, devenue ensuite un site d’information.

À quoi sert l’arrêt sur image au cinéma ?

L’exemple le plus célèbre clôt Les Quatre Cents Coups de François Truffaut (1959) : Antoine Doinel court jusqu’à la mer, se retourne vers la caméra, et l’image se fige sur son visage. La fin reste ouverte, le spectateur reste face au personnage. Le procédé est plus ancien : on en cite un emploi dans Champagne d’Alfred Hitchcock (1928), et Dziga Vertov l’utilise abondamment dans L’Homme à la caméra (1929).

Figer l’image rapproche le cinéma de la photographie. Le critique André Bazin écrivait que la photographie « embaume le temps, elle le soustrait seulement à sa propre corruption » : l’arrêt sur image produit cet effet au milieu d’un film. Il sert aussi la narration, pour présenter un personnage dont le nom s’incruste à l’écran, amorcer un retour en arrière (flashback) ou ménager un effet comique.

Comment réalise-t-on un arrêt sur image ?

Sur pellicule, on tirait plusieurs fois le même photogramme à la tireuse optique : 24 copies identiques pour une seconde d’image figée. Aujourd’hui, l’effet se fait en postproduction : le logiciel de montage crée une image fixe à partir de l’image choisie, puis l’allonge sur la durée voulue.

À la télévision, c’est un geste de régie. On fige une source sur le mélangeur pour analyser une action, comme une position de hors-jeu au football, ou pour laisser le temps de lire un chiffre incrusté. L’image en mouvement reprend ensuite son cours.

Réalisez votre projet avec Studio Webcast