Flash forward : Définition et enjeux en studio

Définition : qu’est-ce qu’un flash forward ?

Célèbre technique narrative et cinématographique, le flash forward (ou prolepses) a pour but d’effectuer un saut en avant dans une histoire. En agissant de la sorte, le narrateur permet au spectateur d’obtenir des informations futures sur l’intrigue ou sur le destin d’un personnage, tout en maintenant le cœur du récit dans le temps présent. C’est l’antithèse directe du flashback, qui se tourne quant à lui vers le passé.

Cette figure de style visuelle est idéale pour briser une chronologie trop linéaire. Bien qu’elle soit issue du cinéma de fiction, elle s’applique aujourd’hui avec pertinence à l’écriture d’un court-métrage publicitaire ou d’une vidéo corporate afin de capter l’intérêt de l’audience dès les premières secondes en montrant un aperçu du résultat final d’un projet avant d’en expliquer les étapes.

Les origines du Flash Forward au cinéma

Le tout premier flash forward à avoir vu le jour dans l’histoire du cinéma apparaît dans le film muet The Life of an American Fireman (1903). Dans cette scène pionnière, le réalisateur Edwin S. Porter montre un pompier somnolent qui entrevoit à travers un rêve une vision claire d’un incendie futur et d’un sauvetage à venir.

Bien que cette technique soit restée relativement peu utilisée par la suite (beaucoup de scénaristes préférant recourir à de simples rêves prémonitoires pour amorcer certains éléments de leur intrigue sans casser la structure temporelle), elle a tout de même fait des apparitions remarquées dans plusieurs œuvres de renom :

  • La Jetée (Chris Marker, 1962) : Un chef-d’œuvre de science-fiction en photogrammes où la scène d’ouverture s’avère être à la fois un retour en arrière du point de vue de l’homme impliqué, mais un véritable saut en avant dans la structure globale du récit.
  • Fight Club (David Fincher, 1999) : La scène d’ouverture en haut de l’immeuble est en réalité un aperçu direct de la conclusion du film, un artifice puissant pour accrocher le spectateur avant de dérouler le fil conducteur de l’histoire.
  • Minority Report (Steven Spielberg, 2002) : Le récit dans son ensemble est basé sur le principe de précognition, où les visions du futur guident les actions du présent, exploitant le principe de la prolepses à grande échelle.

Les caractéristiques et mécaniques du Flash Forward

Sur le plan purement narratif, l’utilisation stratégique du flash forward possède de nombreuses vertus éditoriales. En effet, avec ce « saut en avant » brutal qui intervient au milieu du récit, la curiosité du spectateur est immédiatement stimulée par un élément de l’intrigue marquant qui n’est pas encore survenu. L’attention de l’audience redouble d’intensité à mesure que l’histoire progresse, car chacun cherche à comprendre comment les personnages vont en arriver à cette situation future.

Pour que cet artifice scénaristique fasse pleinement effet et conserve toute son efficacité sémantique, le saut en avant doit respecter des critères précis :

  • Il doit s’agir d’une séquence très courte, parfois réduite à un simple plan fixe ou à un arrêt sur image rapide, suffisant pour piquer la curiosité sans dévoiler toute la résolution.
  • Il doit être suivi d’un retour immédiat au temps initial du récit. Sans ce retour au présent, il ne s’agit plus d’une prolepses mais d’une simple ellipse narrative ou d’un saut chronologique classique.
  • Il peut prendre la forme d’une précognition ou d’une prémonition interne vécue par le personnage impliqué dans la scène.

À noter que le flash forward met souvent en scène un futur alternatif, susceptible d’être modifié, corrigé ou totalement empêché par les actions futures des protagonistes. C’est précisément cet enjeu dramatique de course contre la montre qui tiendra le spectateur plongé dans l’intrigue de votre vidéo.

La scénarisation et le découpage de vos vidéos de marque en studio

Pour intégrer des structures narratives complexes et percutantes comme le flash forward au sein de vos contenus de marque, de vos capsules pour les réseaux sociaux ou de vos diffusions sur YouTube, l’étape de préparation en amont est capitale. La gestion du rythme visuel se planifie dès l’écriture du scénario et s’organise rigoureusement sur le storyboard ou le séquencier technique avant de passer au tournage.

Que vous tourniez dans la configuration dynamique d’un plateau talk-show, pour une table ronde institutionnelle ou pour un webcast destiné à un événement digital d’envergure, nos équipes gèrent la captation multi-caméras de vos projets de A à Z. Les signaux de chaque caméra tourelle robotisée ou caméra portée manipulée par nos cadreurs sont centralisés en régie pour vous offrir des rushes d’une netteté parfaite, prêts pour le montage, l’étalonnage et la postproduction.

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