Qu’est-ce qu’un prompteur ?
Un prompteur, ou téléprompteur, est un appareil qui fait défiler un texte juste devant l’objectif d’une caméra. La personne filmée lit son texte en regardant droit dans l’objectif : à l’écran, elle semble s’adresser au public sans aucune note. Le défilement est réglé en temps réel par un opérateur, qui suit le rythme de la voix.
On parle aussi de teleprompter en anglais, ou d’Autocue, du nom d’une marque britannique. Le prompteur sert aux présentateurs de journal, aux dirigeants qui enregistrent une allocution, aux animateurs de webcast et aux orateurs sur scène.
Comment fonctionne un prompteur ?
Le principe repose sur une vitre semi-réfléchissante inclinée à 45 degrés devant l’objectif. Sous cette vitre, un écran posé à plat affiche le texte inversé, en miroir. La vitre renvoie le texte vers l’orateur, à l’endroit, tandis que la caméra filme à travers sans le voir. Un cache en tissu entoure l’ensemble pour bloquer la lumière parasite.
Le texte est saisi dans un logiciel dédié. L’opérateur en règle la vitesse avec une molette ou une pédale, revient en arrière en cas de reprise et intègre les corrections de dernière minute. Sur un plateau multicaméra, chaque caméra placée face à un intervenant peut recevoir son propre prompteur, piloté depuis la régie par un opérateur dédié.
Qu’est-ce qu’un prompteur de scène ?
Le prompteur de scène sert aux conférenciers et aux artistes qui parlent devant une salle. Il existe sous deux formes principales :
- le prompteur de conférence, parfois dit « présidentiel » : deux vitres transparentes sur pied, placées de part et d’autre du pupitre. L’orateur lit en tournant la tête d’une vitre à l’autre, ce qui donne l’impression qu’il balaie la salle du regard ; le public ne voit que deux plaques de verre ;
- les écrans de retour posés au sol, en bord de scène, face à l’orateur ou au chanteur, qui affichent le texte, les paroles ou le temps restant.
Lors d’un événement hybride, on combine souvent les deux : un prompteur caméra pour les prises de parole destinées aux spectateurs à distance, des écrans de retour pour la salle.
D’où vient le prompteur ?
Aux débuts de la télévision, des assistants tenaient de grands cartons à côté de la caméra. Les premiers prompteurs mécaniques apparaissent aux États-Unis vers 1950 : un rouleau de papier, entraîné par un moteur, défilait dans un boîtier placé près de l’objectif. Le système à vitre réfléchissante, qui place le texte dans l’axe de la caméra, se généralise ensuite, et le texte passe sur écran informatique dans les années 1980.
Comment bien parler avec un prompteur ?
Le prompteur ne remplace pas la préparation. Quelques règles changent tout à l’image :
- écrire pour l’oral : phrases courtes, mots simples, chiffres arrondis ;
- répéter au moins une fois avec l’opérateur, pour qu’il cale la vitesse sur votre débit ;
- garder une colonne de texte étroite et une distance suffisante avec la caméra, sinon les yeux balaient visiblement les lignes ;
- s’autoriser à quitter le texte : le prompteur est un filet de sécurité, pas une partition ;
- prévoir les coupes possibles : en direct ou en duplex, l’opérateur doit pouvoir sauter un paragraphe si le minutage dérape.
Pour une prise de parole de dirigeant, le prompteur permet un message précis sans lecture visible : pourquoi le CEO doit incarner la vision de l’entreprise en plateau TV.