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Le diaphragme d’un objectif : ouverture, lumière et netteté

Qu’est-ce que le diaphragme d’un objectif ?

Le diaphragme est le mécanisme, placé dans l’objectif d’un appareil photo ou d’une caméra, qui règle la taille de l’ouverture laissant passer la lumière. Formé de fines lamelles qui se resserrent ou s’écartent, il agit sur deux choses : la quantité de lumière qui atteint le capteur, et l’étendue de la zone nette dans l’image, la profondeur de champ.

On l’appelle aussi iris, par analogie avec l’œil, dont la pupille se resserre en pleine lumière. Dans le jargon, on abrège en « diaph ».

Comment lire les valeurs d’ouverture (f/2,8, f/8…) ?

L’ouverture s’exprime par un nombre f, rapport entre la focale de l’objectif et le diamètre de l’ouverture. D’où un piège : plus le nombre est petit, plus le diaphragme est ouvert. Un objectif réglé à f/1,8 laisse passer beaucoup de lumière ; à f/16, très peu.

La série standard est f/1,4 ; 2 ; 2,8 ; 4 ; 5,6 ; 8 ; 11 ; 16 ; 22. Chaque cran divise par deux la lumière reçue : passer de f/4 à f/5,6, c’est « fermer d’un diaph ». Au cinéma, on utilise plutôt les valeurs T, qui mesurent la lumière réellement transmise par l’objectif.

Diaphragme ouvert ou fermé : qu’est-ce que ça change ?

  • Diaphragme ouvert (f/1,4 à f/2,8) : beaucoup de lumière, faible profondeur de champ. Le sujet se détache sur un arrière-plan flou. La mise au point devient critique, même avec un bon autofocus.
  • Diaphragme fermé (f/8 à f/22) : peu de lumière, grande profondeur de champ. Le premier plan et le fond sont nets. Au-delà de f/16, la diffraction adoucit légèrement l’image.

« Diaphragmer », c’est fermer le diaphragme. La plupart des objectifs donnent leur meilleur piqué deux ou trois crans après la pleine ouverture. Le nombre et la forme des lamelles jouent aussi sur l’aspect du flou : plus elles sont nombreuses et arrondies, plus les points lumineux flous sont ronds.

Comment régler le diaphragme en vidéo et sur un plateau ?

En photo, l’exposition dépend de trois réglages : ouverture, vitesse d’obturation et sensibilité. En vidéo, la vitesse est généralement fixe (1/50 s pour 25 images par seconde) pour garder un flou de mouvement naturel. Le diaphragme devient alors le réglage principal, complété par des filtres gris neutres quand la lumière est trop forte, et par le gain quand elle manque.

En télévision multicaméra, l’ingénieur de la vision règle l’iris de toutes les caméras depuis la régie, sur un pupitre de commande. Il équilibre leur exposition pour que les plans se raccordent quand le réalisateur passe de l’une à l’autre. Sur une caméra tourelle, ce réglage se fait entièrement à distance. Une exposition juste à la prise de vues facilite ensuite l’étalonnage.

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