Définition : Etalonnage
L’étalonnage est la dernière étape de postproduction. Ce procédé de gestion de la couleur permet de régler et de corriger les teintes et les densités des couleurs afin d’harmoniser les plans entre eux et d’assurer une continuité dans la narration.

 

Plus qu’un outil de réglage ! 

 

L’étalonnage a un véritable impact sur le ressenti de l’œuvre audiovisuelle finale. Il permet d’améliorer, d’enrichir la vidéo.
Pour mieux comprendre, pensez à l’utilisation des filtres Instagram qui changent l’ambiance de vos photos, pour les rendre plus lumineuses, plus dramatiques ou plus ensoleillées par exemple. Nous utilisons les filtres des réseaux sociaux pour magnifier nos photos, pour les faire sortir du lot.
L’étalonneur fait ce travail de manière plus poussé et plus précise. Que vous souhaitiez un rendu colorimétrique le plus proche possible de la réalité ou au contraire forcer des tonalités froides ou chaudes pour coller à la vision du réalisateur, c’est à cette étape que tout se joue.
En règle générale, les rushes des cameras sont tournés en « flat » : les médias ne sont pas nuancés, il y a comme un voile gris, terne sur l’image. Cela permet, une fois à l’étape colorimétrique, une plus grande amplitude d’optimisation des contrastes, de la luminosité, des teintes, de renforcer la netteté de l’image, etc.
Chez Studio Webcast nous avons en outre la possibilité de gérer nos nuances de couleurs directement sur nos caméras PTZ ou en ingévison sur notre TriCaster en amont, dès le tournage du webcast. Cela nous permet de calibrer la colorimétrie des caméras pour qu’elles restituent les mêmes nuances de couleurs pour un résultat harmonieux plan après plan.

 

Exemple d’étalonnage iconique dans l’histoire du cinéma

 

  • Matrix (1999) Lana et Lilly Wachowski avec ses dominantes vertes et noires qui rappellent les programmes des ordinateurs de l’époque.
  • Il faut sauver le Soldat Ryan (1998) Steven Spielberg avec ses couleurs sépia qui nous ramènent à la Seconde Guerre mondiale.
  • Drive (2011) Nicolas Winding Refn avec ses couleurs néons s’inspirant des codes de la voiture et de la route.
  • La La Land (2016) Damien Chazelle et ses couleurs pop reprenant l’âge d’or du cinéma en technicolor.
  • Avatar (2009) James Cameron et son monde bleu et vert qui appuie le scénario futuriste et écologiste.
  • Sin City (2005) Frank Miller et Robert Rodriguez et son étalonnage déssaturé à l’extrême, quasi noir et blanc qui fait ressortir les rares détails de couleurs rouge, jaune, bleu, vert.

 

Autres définitions de l’audiovisuel

 

BruitagesCadreurCaméra TourelleCourt métrageDuplex LiveFlash BackFlash ForwardFigurantGénériqueHors-champPhygitalPlan-séquencePlateauPostproductionPrompteurRushesScénarioSplit Screen